Les études de médecine, un terrain propice à la collaboration internationale entre les jeunes

Matyas Kovacs a 28 ans et il habite en Belgique. Il est passionné de sport, de médecine et de l'étude de la culture et de la langue russe. Les études de médecine lui ont permis de combiner toutes ces choses: l’intérêt pour les sciences de la santé, l’envie d'aventure et de voyages et également la possibilité d'avoir un emploi du temps varié. Sans le soutien de ses proches, il n'aurait pas pu y arriver de la même manière.





Matyas a réussi à passer une sélection très stricte de candidats durant les premières années d’université. A force de persévérance et de passion, il y est parvenu et cela n’aurait pu avoir lieu sans son investissement complet en terme de temps et sans le soutien de ses proches.



- Quand as- tu commencé à t'intéresser pour la première fois à la culture russe? - Je me suis inscris aux cours de langue russe du Centre culturel de Russie à Bruxelles en 2015 par curiosité. Grâce à ceux-ci, j'ai pu avoir un premier aperçu de la culture russe mais c'est vraiment en découvrant Saint-Pétersbourg au terme de cette année de cours que j'ai eu le coup de foudre.




- Tu as eu l'occasion de participer à différents programmes du centre culturel comme New generation, peux-tu nous en toucher deux mots ?

- Je suis parti deux fois en Russie grâce à une bourse d'étude délivrée par le Centre culturel de Russie. J'ai eu l'opportunité de suivre des cours de russe dans des universités à Nijni Novgorod et à Moscou. Cela m'a permis d'approfondir ma connaissance de la langue en immersion totale et de visiter ces deux villes. Nijni Novgorod se trouvant à 4 heures de train de Moscou, est une ville moins fréquentée par les touristes, ce qui m'a permis de découvrir une autre image de la Russie, plus authentique.





J'ai également participé au programme du gouvernement Russe New Generation, qui permet à des étrangers de venir voir ce qu'est vraiment la Russie, au delà des stéréotypes. J'ai participé à un forum organisé par une association de volontariat médical très célèbre en Russie, волонтеры медики. J'ai pu rencontrer des étudiants en médecine et des médecins russes et échanger avec eux, c'était vraiment très enrichissant !

- As-tu eu l'occasion de te familiariser avec la médecine en Russie, visiter des hôpitaux ? Que penses-tu du système de santé Russe ?

- J'ai pu obtenir via mon promoteur de mémoire les coordonnées d'un médecin travaillant à l'hôpital sklifasovskij de Moscou. J'ai pu effectuer un stage de deux semaines dans cet hôpital et y découvrir le service de soins intensifs. J'ai été impressionné par la qualité de cet établissement, similaire à ce qu'on peut voir en Belgique.

Les deux systèmes de santé sont assez comparables et composés d'hôpitaux privés comme publiques.



- Pourrais-tu comparer le système éducatif belge et russe, plus particulièrement dans le cadre des études de médecine ?

- Les études générales de médecine durent aussi 6 ans en Russie, et sont composées de cours théoriques comme de stages en milieu hospitalier. La différence réside principalement dans la spécialisation qui chez nous est considérée comme un emploi payé, mais qui en Russie est payante. Les meilleurs élèves peuvent néanmoins obtenir une bourse d'étude. Je pense que les jeunes en Russie et les jeunes en Belgique ne sont pas spécialement différents les uns des autres.


- Quelle est ton opinion sur la vaccination dans les différents pays ?

- C'est dommage qu'il n'y ait pas de stratégie européenne commune de vaccination, chaque pays fait un peu à sa manière et cela contribue malheureusement aux croyances populaires et à la désinformation.

- Envisages-tu de te former en Russie ou de développer des partenariats avec des entreprises Russes dans le domaine médical ? Quelles difficultés appréhendes-tu ?

- Je finis mes études dans 1 mois et demi, j'entamerai dès lors une spécialisation de 6 ans en médecine d'urgences avec comme finalité le brevet de médecin en soins intensifs.

J'aimerais beaucoup faire une année de stage en Russie durant ma spécialisation, cela me permettrait de perfectionner mon Russe et de pouvoir encore un peu plus découvrir la Russie et plus particulièrement ses hôpitaux. Par rapport aux difficultés, je pense que je devrais encore perfectionner mes connaissances en Russe et surtout assimiler le vocabulaire médical!




- J'aimerais participer au développement des relations entre la Belgique et la Russie d'un point de vue médical. Plus d'intégration dans la recherche scientifique et dans la formation des jeunes médecins, après tout on est tous Européen...


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